Stay Hungry, Stay Foolish

Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Le Pen en Algerie

In Uncategorized on April 4, 2012 at 6:38 pm

“En avril 2003, Florence Beaugé, envoyée spéciale du Monde à Alger rapporte en France un poignard. En acier trempé, long de 25 centimètres et large de 2,5 centimètres, il s’agit d’un couteau du type de ceux qu’utilisaient les Jeunesses hitlériennes, fabriqué par des couteliers allemands de la Ruhr, selon l’enquête menée par le journaliste Sorj Chalandon. La lame porte le nom de J.A. Henckels, fabricant à Solingen. Le manche, en partie recouvert de bakélite noire, est incrusté d’un losange dont l’écusson est tombé dans les années 1970, à force d’avoir été manipulé par les enfants Moulay. Sur le fourreau de ce poignard, on peut lire : J. M. Le Pen, 1er REP.

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Mohamed Cherif Moulay, 12 ans, a découvert ce poignard le 3 mars 1957, dans le couloir d’entrée de la maison familiale, dans la Casbah d’Alger, accroché à une ceinture de couleur kaki. C’est un oubli des parachutistes français qui ont soumis la nuit précédente son père à ” la question”. Ahmed Moulay, 42 ans, a été torturé à l’eau et à l’électricité,en présence de ses six enfants et de son épouse, avant d’être achevé d’une rafale de mitraillette. Le supplicié a les commissures des lèvres tailladées au couteau. Un communiqué de l’armée annoncera qu’il a été abattu alors qu’il tentait de s’enfuir. Quand il trouve ce poignard, Mohamed Cherif Moulay le cache dans le placard du compteur électrique de l’entrée. Cette pièce à conviction sera présentée à la 17e chambre, lors du procès en diffamation intenté par Jean-Marie Le Pen contre Le Monde, le 15 mai suivant.”

Lettre de Khaled Khalifa

In Uncategorized on February 9, 2012 at 2:17 pm

Chers amis, écrivains et journalistes du monde entier, notamment en Chine et en Russie, je tiens à vous informer que mon peuple est exposé à un génocide.

Depuis une semaine les forces du régime syrien intensifient les attaques contre les villes rebelles en particulier Homs, Zabadani, les banlieues de Damas, Rastan, Madaya, Wadi Barada, Figeh, Idlib et dans les villages de la montagne de Zawiya.

Depuis une semaine et jusqu’au moment où j’écris ces lignes, plus de mille martyrs sont tombés, dont beaucoup d’enfants, et des centaines de maisons ont été détruites sur les têtes de leurs habitants.

La cécité qui a frappé le monde a encouragé le régime à tenter une élimination de la révolution pacifique en Syrie, avec une force répressive inégalée. Le soutien de la Russie, la Chine, l’Iran et le silence du monde face aux crimes commis en plein jour, a permis le meurtre de mon peuple par le régime depuis onze mois.

Mais dans la dernière semaine, du 2 février à aujourd’hui, les signes du massacre se sont clarifiés. La scène de centaines de milliers de Syriens descendus dans les rues de leurs villes et villages la nuit du massacre de Khalidiya, dans la nuit du vendredi au samedi dernier, les mains levées en prières et en larmes, brise le cœur, et place la tragédie humanitaire syrienne au centre du monde.

C’est une expression claire de notre sentiment d’être des orphelins, abandonnés par le monde et par les politiciens satisfait par les paroles vaines et les sanctions économiques, qui n’empêchent pas les assassins et ne retiennent pas les chars baignés de sang.

Mon peuple, qui a fait face à la mort le torse nu et en chansons est en ce moment même assujetti à une campagne de génocide. Nos villes rebelles sont dans un état de siège sans précédent dans l’histoire mondiale des
révolutions.

Le personnel médical est empêché de secourir les blessés, les hôpitaux de campagne sont bombardés de sang-froid et détruits, l’entrée est interdite aux organisations de secours, les lignes téléphoniques sont coupées, et la nourriture et les médicaments sont bloqués, si bien que la contrebande d’un sac de sang ou d’une tablette de Setamol dans les zones touchées est considéré comme un crime digne d’emprisonnement dans des camps de détention, dont les détails vous horrifieront un jour.

Dans toute son histoire moderne, le monde n’a pas connu de tels vaillance et courage, que ceux manifestés par les révolutionnaires Syriens dans toutes nos villes et villages. Le monde n’a pas non plus connu un tel silence, et une connivence dans le silence qui est dès à présent considéré comme une complicité dans le crime et l’extermination de mon peuple.

Mon peuple est un peuple de paix, de café, de musique que j’espère vous savourerez un jour, de roses, dont j’espère qu’un jour le parfum vous parviendra, afin que vous sachiez que le cœur du monde est aujourd’hui exposé au génocide et que le monde entier est complice du sang versé.

Je ne peux rien dire de plus dans ces moments difficiles, mais j’espère que vous agirez par solidarité avec mon peuple de la façon que vous jugerez appropriée.

Je sais que l’écriture est impuissante et nue devant les canons, les tanks et les missiles russes qui bombardent nos villes et nos civils, mais je n’ai aucune envie que votre silence aussi, soit complice du meurtre de mon peuple.

In the News

In Uncategorized on February 7, 2012 at 5:20 pm

Goodmorning Rich

In Uncategorized on January 26, 2012 at 8:53 am

“We don’t begrudge financial success in this country.  We admire it.  When Americans talk about folks like me paying my fair share of taxes, it’s not because they envy the rich.  It’s because they understand that when I get tax breaks I don’t need and the country can’t afford, it either adds to the deficit, or somebody else has to make up the difference – like a senior on a fixed income; or a student trying to get through school; or a family trying to make ends meet.  That’s not right.  Americans know it’s not right.  They know that this generation’s success is only possible because past generations felt a responsibility to each other, and to their country’s future, and they know our way of life will only endure if we feel that same sense of shared responsibility.  That’s how we’ll reduce our deficit.  That’s an America built to last. “

BOOM.

Coca vs Pepsi

In Uncategorized on January 23, 2012 at 3:03 pm

In April of 1985, in a misguided attempt to revitalise the brand, The Coca-Cola Company stunned millions by announcing their decision to change the formula of Coca-Cola. Almost as soon as “New Coke” was unveiled, the backlash began, and in fact the reaction was so negative that within three months the old formula had been reintroduced.

On hearing rumours of Coca-Cola’s initial change of formula, the ecstatic CEO of PepsiCo, Roger Enrico, sensed a misstep and pounced. He sent the following celebratory letter to all staff. It was then displayed as a full-page ad in the New York Times.

April 21, 1985

To all Pepsi Bottlers and
Pepsi-Cola Company personnel:

It gives me great pleasure to offer each of you my heartiest congratulations.

After 87 years of going at it eyeball to eyeball, the other guy just blinked.

Coca-Cola is withdrawing their products from the marketplace, and is reformulating brand Coke to be “more like Pepsi.” Too bad Ripley’s not around…he could have had a field day with this one.

There is no question the long-term market success of Pepsi has forced this move.

Everyone knows when something is right it doesn’t need changing.

Maybe they finally realized what most of us have known for years: Pepsi tastes better than Coke.

Well, people in trouble tend to do desperate things…and we’ll have to keep our eye on them.

But for now, I say victory is sweet, and we have earned a celebration. We’re going to declare a holiday on Friday.

Enjoy!

Best Regards,

Roger Enrico
President, Chief Executive Officer
Pepsi-Cola USA

Constitution Hongroise

In Uncategorized on January 19, 2012 at 8:00 am

Passionné et Courageux. Cohn-Bendit affronte Viktor Orban . Brilliant.

 

– La Constitution rend rétroactivement “responsables des crimes communistes” commis jusqu’en 1989 les dirigeants de l’actuel Parti socialiste (ex-communiste).

– Introduction d’une référence explicite à “Dieu” dans la Constitution: “Dieu bénisse les Hongrois“. Les communautés religieuses bénéficiant de subventions publiques sont réduites de 300 à 14.

– La nouvelle loi prévoit l’élection à un seul tour, au scrutin de circonscription et au scrutin proportionnel de liste, avec 199 députés au lieu de 386. Les petits partis ne pourront plus négocier leur désistement en vue d’un second tour. Les reports de voix de candidats non élus au scrutin de liste profiteront à la liste arrivée en tête. Le droit de vote est reconnu aux Hongrois d’origine vivant à l’étranger. Les pays voisins ne cachent pas leur inquiétude.

– Le mandat des titulaires de postes importants de l’appareil d’Etat : économie, justice, police et armée, est porté à neuf ou douze ans. Un futur gouvernement d’une autre couleur politique sera en conséquence confronté à un appareil d’Etat hostile, aux mains de fidèles de Viktor Orban.

– La loi de “stabilité financière” inscrit dans la loi fondamentale le taux unique de 16% de l’impôt sur le revenu, ainsi que le niveau des retraites

– Création d’un Conseil budgétaire de trois membres nommés par le Premier ministre, qui aura le pouvoir d’opposer son veto au projet de budget.

– Banque centrale: l’influence du gouvernement est renforcée. Son président ne pourra plus choisir ses trois adjoints qui seront désignés par le Premier ministre. L’actuel président de la Banque centrale, Andras Simor, est le dernier à faire de la résistance d’ailleurs…

– Le Conseil monétaire passe de sept à neuf membres. Les deux membres extérieurs supplémentaires seront nommés par le Parlement, comme c’est le cas pour quatre autres.

Le forint devient constitutionnellement la devise nationale. Conséquence: une adhésion à l’euro de la Hongrie, objectif de Budapest à l’horizon 2020, nécessitera au Parlement une majorité des deux tiers.

– La TVA (taxe à la valeur ajoutée) est augmentée de 25 à 27%, le taux le plus élevé de l’UE.

– La Constitution décrète que l’embryon est un être humain dès le début de la grossesse.

– La Constitution stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme, excluant les mariages homosexuels.
– Une loi rend les sans-abri éventuellement passibles de peines de prison.

– Radio-télévision et agence de presse MTI sont regroupés en une seule entité supervisée par un Conseil des médias dirigé par une proche du Premier ministre Viktor Orban.  L’unique radio d’opposition Klubradio s’est vu retirer sa fréquence

 

Noble Belgique, à jamais terre chérie

In Uncategorized on January 14, 2012 at 10:23 am

Letters from The Economist in response of the article ” Belgian beer:  Brewed force ”  from December 17th.

SIR- Your otherwise enjoyable article was marred by irrelevant swipes at Belgium. You stated that Belgium is an “unremarkable country that has made little impact on the world”. Yet Belgium launched the revolution that led to Dutch independence, brought the industrial revolution to the European continent and prevented a German victory in the first world war by delaying the German advance into France, at great cost to Belgians.

Belgium has a tradition of tolerance appreciated by refugees from Erasmus to Hugo to Marx. The first plastics came from Belgium, as did modern cosmology. And don’t forget Tintin and the Smurfs. Remarkable indeed, for a tiny country that has existed independently for only 150 years and serve as the capital of the union that has given Europe the longest period of peace and prosperity in its history.

Jay Modrall, Overijse, Belgium

From all my heart, Thank you Jay!  

Pixar

In Uncategorized on January 13, 2012 at 9:58 pm
May 17, 2011

To Whom it May Inspire,

I, like many of you artists out there, constantly shift between two states. The first (and far more preferable of the two) is white-hot, “in the zone” seat-of-the-pants, firing on all cylinders creative mode. This is when you lay your pen down and the ideas pour out like wine from a royal chalice! This happens about 3% of the time.

The other 97% of the time I am in the frustrated, struggling, office-corner-full-of-crumpled-up-paper mode. The important thing is to slog diligently through this quagmire of discouragement and despair. Put on some audio commentary and listen to the stories of professionals who have been making films for decades going through the same slings and arrows of outrageous production problems.

In a word: PERSIST.

PERSIST on telling your story. PERSIST on reaching your audience. PERSIST on staying true to your vision. Remember what Peter Jackson said, “Pain is temporary. Film is forever.” And he of all people should know.

So next time you hit writer’s block, or your computer crashes and you lose an entire night’s work because you didn’t hit save (always hit save), just remember: you’re never far from that next burst of divine creativity. Work through that 97% of murky abyssmal mediocrity to get to that 3% which everyone will remember you for!

I guarantee you, the art will be well worth the work!

Your friend and mine,

Austin Madison

“ADVENTURE IS OUT THERE!”

Morning Questions

In Uncategorized on January 13, 2012 at 10:52 am

If all the nations in the world are in debt …Who’s got all the money?

How did James Bond know if his martini was shaken and not stirred?

Which is worse, failing or never trying?

Does television rule the nation?

Why is bra so uncomfortable?

Do politicians care?

How do blind people dream ?

Why is junk food not healthy ?

If not now, then when?

“Blog debate” in The Economist

In Uncategorized on January 2, 2012 at 12:53 pm

Let Truth and Falsehood grapple; who ever knew Truth put to the worse, in a free and open encounter?” asked John Milton in Areopagitica, his rousing defence of a free press, in 1644. But in an era when a blog can be set up with a few clicks, not everyone agrees that more voices and more choices improve the quality of debate.  Cass Sunstein, a Harvard law professor, has argued that by allowing people to retreat into “information cocoons” or “echo chambers” in which they hear only views they agree with, the blogosphere fosters polarisation—a fear widely shared by politicians. Forbes once called blogs “the prized platform of an online lynch mob spouting liberty but spewing lies, libel and invective”.

Previous publishing revolutions, such as the advent of printing, prompted similar concerns about trivialisation and extremism. But whatever you think about the impact of blogging on political, scientific or religious debate, it is hard to argue that the internet has cheapened the global conversation about economics. On the contrary, it has improved it. Research (by two blogging economists at the World Bank) suggests that academic papers cited by bloggers are far more likely to be downloaded. Blogging economists are regarded more highly than non-bloggers with the same publishing record.  Blogs have given ideas that failed to prosper in the academic marketplace, such as the “Austrian” theory of the business cycle, another airing (see article). They have also given voice to once-obscure scholars advancing bold solutions to America’s economic funk and Europe’s self-inflicted crisis.

[…]

The back-and-forth between bloggers resembles the informal chats, in university hallways and coffee rooms, that have always stimulated economic research, argues Paul Krugman, a Nobel-prizewinning economist who blogs at the New York Times. But moving the conversation online means that far more people can take part. Admittedly, for every lost prophet there is a crank who is simply lost. Yet despite the low barriers to entry, blogs do impose some intellectual standards. Errors of fact or logic are spotted, ridiculed and corrected. Areas of disagreement are highlighted and sometimes even narrowed. Some of the best contributors do not even have blogs of their own, serving instead as referees, leaving thoughtful comments on other people’s sites and often criss-crossing party lines.

This debate is not always polite. But was it ever? The arguments between John Maynard Keynes and Friedrich Hayek in the 1930s, some of them published in academic journals, were not notable for their tact. One observer likened their exchanges to the brawling of “Kilkenny cats”. Both men, one suspects, would have relished taking their battle online.